Gabriel García Márquez

Entre fiction et réalité

Gabriel García Márquez nait en 1927 à Aracataca, petit village pauvre et oublié de la région Magdalena en Colombie. Il est élevé par ses grands-parents maternels et ses tantes qui constitueront, outre l’écrivain américain William Faulkner, la plus grande influence sur sa production littéraire : son grand-père, vétéran de la guerre de Mille Jours, représente son lien avec l’histoire du pays et sa grand-mère est la source d’une vision magique et superstitieuse de la réalité.

García Márquez étudie le droit à l’Université nationale de Colombie à la suite de l’insistance de son père même si sa véritable passion a toujours été l’écriture. En 1950, il renonce à devenir avocat et se lance dans le journalisme, une autre de ses passions. Son travail journalistique côtoiera d’ailleurs tout au long de sa vie son travail d’écrivain et lui permettra d’entrer en contact avec des écrivains et des journalistes comme le « groupe de Barranquilla » et de vivre quelques temps à Paris où il rencontre des auteurs comme Mario Vargas Llosa et Julio Cortázar, deux étoiles montantes de ce que l’on appellera le boom latinoaméricain. Ce phénomène éditorial permettra au monde, dans les années 1960, de découvrir les œuvres de certains des plus grands noms de la littérature latinoaméricaine.

En 1967, García Márquez publie son roman le plus célèbre, Cent ans de solitude, qui se vend à 8000 exemplaires en une semaine. À partir de ce moment-là, sa renommée ne fera que s’accroitre. En 1982, elle atteint d’ailleurs son apogée avec l’attribution du prix Nobel de littérature, prix qu’il obtient pour l’ensemble de sa prolifique production littéraire débutée en 1955 avec Des feuilles dans la bourrasque et qui ne s’achèvera qu’en 2004 avec la publication de son dernier roman, Mémoire de mes putains tristes. Les problèmes de santé de l’écrivain apparaissent en 1999 lorsqu’un cancer lymphatique lui est diagnostiqué. Il succombera de cette maladie le 17 avril 2014 à Mexico.

Chronique d’une mort annoncée

Entre le journalisme et la littérature

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