Gabriel García Márquez

Une œuvre prolifique au-delà du réalisme magique

Gabriel García Márquez nait à Aracataca, un petit village du département de Magdalena en Colombie, de l’union de Gabriel Eligio Garciá, télégraphiste conservateur et coureur de jupons et de Luisa Márquez, fille d’un colonel. Quelque temps après sa naissance, ses parents partent s’installer à Barranquilla et le laissent à Aracataca, où il est élevé par ses grands-parents maternels.

Durant son enfance et sa jeunesse, l’écrivain étudie dans plusieurs collèges dans différentes régions du pays et obtient son baccalauréat en 1947. Il emménage ensuite à Bogota où il entame des études de droit à l’Université nationale de Colombie. C’est à cette époque qu’il publie sa première nouvelle, La Troisième Résignation, dans le quotidien El Espectador. L’année suivante, en 1948, les émeutes du Bogotazo le forcent à quitter Bogota. Il continue alors ses études à l’Université de Carthagène, cherchant la reconnaissance de son père, jusqu’à ce qu’il abandonne et déménage à Barranquilla pour devenir journaliste. C’est dans cette ville qu’il aurait fait la connaissance du « groupe de Barranquilla », un groupe d’intellectuels qui aurait poussé l’écrivain à écrire des romans.

À partir de ce moment, García Márquez entame un long périple qui l’emmène dans plusieurs villes comme Carthagène des Indes, Paris et Mexico, où il passe la plus grande partie de sa vie. En 1967, son roman Cent ans de solitude le propulse sur le devant de la scène et devient l’un des livres les plus vendus. Son œuvre est traduite dans plus de 35 langues. En plus de son succès commercial, le Colombien devient l’un des écrivains les plus notoires d’Amérique latine et du monde. Il décède à Mexico en avril 2014.

Source d’inspiration

Le colonel Márquez, grand-père maternel de l’écrivain, s’oppose fermement au mariage de sa fille avec Gabriel Eligio García. Il finit par accepter des années plus tard, après que ce dernier ne cesse d’insister et d’envoyer des lettres d’amour à sa fille. Cette anecdote est cruciale pour l’écrivain colombien ; elle l’inspire à écrire, entre autres, son roman L’Amour aux temps du choléra.

L’Amour aux temps du choléra

L’amour comme force absolue

L’Amour aux temps du choléra

L’histoire se passe à Carthagène des Indes au début du XXe siècle et raconte la vie de Florentino Ariza et Fermina Daza. García Márquez inclut, de façon plus superficielle, d’autres thèmes récurrents au cours du roman, comme l’histoire de la Colombie, la guerre, la politique et la littérature. L’Amour aux temps du choléra est une œuvre qui se démarque par sa valeur esthétique, mais surtout par sa capacité à faire référence à d’autres auteurs et d’autres époques de la littérature occidentale.