Frédérique Bonamain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentiments Dévoilés :

Vivre avec une SEP

 

 

 

 

La Compagnie Littéraire

Catégorie : Témoignage

www.compagnie-litteraire.com

 

PROLOGUE

 

 

 

Une excellente idée que d’exprimer par écrit ses sentiments! Je prends exemple sur P..., belle-sœur d’une collègue dont le livre m’a beaucoup touchée. Elle a laissé des traces sur sa vie pour son mari et son enfant car elle est malheureusement décédée en 2004 à la suite d’une maladie appelée Sclérose En Plaques (SEP). Une maladie que je connais bien car elle me concerne personnellement. La lecture de son livre m’a bouleversée et je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. J’ai tenu à le lire pour me mettre du plomb dans la tête et relativiser ma situation. Elle semble, pour l’instant, moins dramatique que cette jeune fille mais peut évoluer également de cette façon. Je vis chaque jour avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête car je ne sais pas ce que sera fait demain. Je n’arrive pas à me projeter dans l’avenir sans être négative, tout est noir et sans objectif. Je me pose des questions sur l’évolution de ma maladie, va-t-elle rester stable, va-t-elle disparaître ou s’aggraver?

Mes enfants

 

 

 

Il était 17 h 15, un jour merveilleux puisque je mettais au monde mon second garçon à la Clinique de l’Essonne (Évry). J’ai passé une excellente grossesse de A à Z. Rien ne laissait prévoir ce qu’il allait m’arriver quelques mois plus tard. À mon retour à la maison, petit Paul avait fait son trou dans la famille. C’était un bébé adorable et surtout qui DORMAIT sur ses deux oreilles! Une chance, car nous avions vécu « l’enfer » avec Lucas, son grand frère. Toutes les nuits, nous étions réveillés et cela me stressait beaucoup. C’était mon premier enfant né également à la Clinique de l’Essonne. Je n’avais pas du tout géré mon premier enfant comme le deuxième. Chaque pleur était un « crève-cœur ». Malgré les conseils des uns et des autres, je ne pouvais pas m’empêcher d’angoisser. Mon mari de toujours gérait plus facilement la situation que moi. Personnellement, il valait mieux un autre caractère pour apaiser les tensions que j’avais en permanence. Je suis, à mon grand désespoir, trop sensible et émotive. Je prends les choses trop à cœur : que ce soit insignifiant ou non. Nous avons mis du temps pour faire le deuxième : inconsciemment, il fallait obligatoirement rattraper notre retard en sommeil! Et presque 6 ans plus tard, voilà qu’apparaissait un autre petit garçon.

Je suis très contente d’avoir eu deux garçons avec des caractères complètement différents. Lucas, 9 ans, est un petit garçon plutôt réservé et donc beaucoup moins démonstratif que son frère. Pourtant, le moule a été le même! Heureusement, du haut de ses 9 ans, il m’aide souvent dans mes déplacements. Sans aucune demande de ma part, il s’arrange toujours pour se mettre près de moi et me tendre son épaule. Je suis très touchée par ce geste et je n’hésite pas à me cramponner à lui pour faire mes pas.

À 4-5 mois, Lucas a fréquenté la crèche du Bras-de-Fer à Évry. Une opportunité qui s’était présentée et concrétisée grâce à la mère de mon mari (une solution qui arrangeait bien ma « belle-mère » dont le job était à cet endroit!).

À l’époque, nous habitions Lisses. Un environnement très agréable et verdoyant. Nous étions dans un trois-pièces d’un immeuble HLM de deux étages. Bien sûr, les gardes d’enfants étaient extrêmement difficiles. Les nounous, hors de question! Lorsque j’ai souhaité inscrire Lucas, pendant ma grossesse, à la crèche familiale de Lisses, la directrice avec laquelle je me suis entretenue, m’a fait fuir de son établissement. Elle m’avait dit de faire attention car certaines nourrices n’étaient pas très « clean »! Bizarre de la part d’une directrice! Peut-être ne voulait-elle pas de ma candidature? En tout cas, elle a su me convaincre de ne pas choisir ce mode de garde. Je suis repartie en pleurant de tout mon corps. J’ai raconté tout ça à mon mari, ma famille et j’ai posé ma candidature pour la crèche d’Évry avec toutes les formalités officieuses pour y accéder! Il a fréquenté cette crèche jusqu’à ses 3-5 ans puis nous l’avons scolarisé dans la commune où nous résidions car entre temps, nous avions déménagé dans un pavillon en location de type F4 HLM à Fontenay-le-Vicomte.

Entre l’inscription à la crèche de Lucas et notre déménagement sur Fontenay, bien des choses se sont passées… Et même avant mon premier enfant, nous avions vécu des moments très difficiles avec maman et mon mari. De graves difficultés dans ma vie qui, je pense, n’ont pas arrangé mon état de santé. Je reviendrai sur ce sujet un peu plus tard dans mon récit.

 

 

 

 

 

 

Les débuts de mon couple

 

 

 

 

Avec mon mari, nous nous connaissons depuis fin 1990. Je parle de lui comme de mon mari car nous sommes ensemble depuis plus de vingt ans. Toujours pas de mariage mais un Pacs s’est greffé entre nous le 14 octobre 2009 : un genre de fiançailles sans les contraintes d’un mariage! Nous avons conçu nos enfants dans le « pêché ». Lucas est arrivé le 02/02/2002 et Paul, le 30/11/2007. Encore une fois, mes angoisses étaient la cause d’un non-mariage! Je suis avec un homme très bien, que je ne sais peut-être pas apprécier comme il se doit. Il semble me correspondre mais je n’ai rien concrétisé avec lui par crainte d’abandon. C’est décevant et même pitoyable au moment où je vous parle. J’espère pouvoir me rattraper un jour s’il veut toujours de moi avec ma maladie et les contraintes qu’elle risque d’engendrer dans le temps. Passé la quarantaine pour lui, je me sens plus en confiance. Beaucoup plus mature dans sa façon d’être, son comportement, ses réactions. Bref, un homme épanoui dans sa vie professionnelle et personnelle par rapport aux années précédentes. Peut-être commence-t-il à ressembler à mon défunt père que j’adorais pour son objectivité, sa persévérance et son intelligence? En un mot, tout ce que je ne suis pas.

Éric, je l’ai connu à la sortie du lycée grâce à une copine dont les frères le fréquentaient. Il venait chercher ma copine S... et bien sûr, bavarde comme une pie, elle ne pouvait pas s’empêcher de parler de moi! Du coup, il passait souvent au lycée pour voir « la fille » (moi) qu’il avait emballée. Un jour, il m’a ramenée chez moi en compagnie de ma copine. J’étais tout excitée de cette opportunité… À l’époque, il avait une 205 GTI rouge. À l’arrière de son véhicule, je n’arrêtais pas de le regarder dans le rétroviseur. Cela m’évitait un regard trop direct qui m’intimidait. Ses yeux bleus d’amoureux me faisaient craquer. Surtout sa petite cicatrice sous l’œil gauche : un accident de jeunesse qui en avait fait tout son charme pour moi! Après quelques semaines, il m’arrivait de me retrouver seule avec lui dans sa voiture. Il me raccompagnait chez moi et un jour pas comme les autres, dans sa 205 Peugeot garée sur le parking de ma résidence, il m’a prise dans ses bras pour un long baiser d’amoureux. J’étais toute frétillante, retournée, et la plus heureuse en même temps. Le moment que j’avais tant attendu était arrivé. Je me rappelle même de la date : un jour mémorable le 02/12/1990. De là, nous nous sommes fréquentés et plus quittés.

Lui, avait 23 ans et moi, 17 ans et demi avec encore les études à me coltiner! Dans mes souvenirs, je rentrais en période d’examen : le bac. Cet examen, je l’ai eu au rattrapage avec d’excellentes notes. Ensuite, j’ai débuté un BTS de secrétariat bureautique obtenu en 1993. Mon Éric a été présent à tous mes examens, que ce soit scolaire ou autre, comme par exemple mon permis de conduire. Je n’ai jamais été très à l’aise avec les examens ou les entretiens… Éric ne m’a jamais perturbée dans mes études et pourtant, je n’avais qu’une envie : être avec lui. Mes parents craignaient que mon petit ami ne perturbe ma scolarité. Je crois que les parents, d’un côté comme de l’autre, ont su canaliser ce lien pour m’éviter des échecs. Aujourd’hui, je peux les remercier d’avoir agi de la sorte. C’était pour mon bien, notre bien futur, à Éric, les enfants et moi-même. C’est une satisfaction de pouvoir dire que j’ai un bac, un BTS et une façon de dire à nos enfants qu’il est important de bien travailler à l’école et d’obtenir des diplômes pour leur vie d’adulte.

J’ai pu suivre également la progression de mon mari puisqu’avec un CAP de cuisine, un arrêt des études en 5e, il a su évoluer en passant son concours de la Police avec l’aide d’une amie à ses parents. Après le concours de Gardien de la Paix, il s’est lancé dans d’autres épreuves, quelques années après, pour monter en grade. Malgré le manque d’encouragement de ses parents, il a obtenu son examen de Brigadier et d’Officier de police judiciaire. J’avais confiance en lui (plus qu’en moi). Il avait toutes les capacités pour réussir et en particulier une motivation très forte. Il ne doit ses réussites qu’à lui seul. J’ai pu, malgré tout, l’aider à ma manière en vérifiant son orthographe, en l’interrogeant ou en effectuant toutes les tâches quotidiennes de la maison car je ne connaissais rien à son domaine. Avant son travail de flic, il était cuisinier. J’ai appris pas mal de choses. Certes, le B.A. BA de la cuisine qui m’échappait totalement! La cuisine, pour moi, s’arrêtait à la reconstitution d’un couscous Garbit, à des galettes de polenta (faites « maison ») ou à la cuisson de pâtes!

D’ailleurs, en job d’été, j’ai pu bosser avec lui sur Paris, dans un restaurant qui se nommait « Le Saucisson ». Levés à 4 h 30, nous prenions le train à la gare du Bras-de-Fer à Évry pour nous rendre à Paris 8e. Mon premier trajet en train loin de mes habitudes : le premier jour, impeccable et une pêche d’enfer… les autres jours devenaient un calvaire! Dur dur, le boulot sur Paris pour gagner des clopinettes. Et encore, je n’avais pas à me plaindre car je bossais au « noir » donc tout bénef pour moi et les patrons! Un salaire plus conséquent pour moi que pour É...! Une expérience que j’ai gardée en mémoire car je me suis vite aperçue que sans diplôme la vie pouvait devenir misérable. Pour moi, la vie était belle. Ce n’était que de l’argent de poche! Pour Éric, c’était un travail à plein temps, la vie active où il devait assumer des frais, des charges car ses parents ne lui faisaient pas de cadeaux malgré une domiciliation parentale. D’ailleurs, s’ils pouvaient l’écraser un peu plus, ils n’hésitaient pas! Entre parenthèses, je n’ai eu connaissance des agissements de ses parents que bien plus tard dans la vie. Des révélations bouleversantes, inacceptables et extrêmement tristes alors que pour moi tout roulait. J’étais aimée, choyée et ne manquais de rien. Je reviendrai plus tard sur cette partie de notre vie car j’ai été également très affectée par leur comportement.

 

Mon enfance

 

 

 

Quant à moi, je n’ai pas l’habitude de me mettre en avant. Je suis une personne calme à l’extérieur mais très souvent en fusion à l’intérieur. Je garde mes sentiments pour moi, je n’exprime pas toujours ce que je ressens. À vrai dire, je ne sais pas le faire ou je ne savais pas le faire. Je crois qu’en vieillissant, je vois les choses différemment. Je ne m’attarde plus à ce que pourraient penser les gens mais à ce que je pense être meilleur pour moi.

J’ai eu une enfance merveilleuse, des parents adorables qui m’ont donné toute leur affection. Mon père était plus présent que ma mère. Il gérait les affaires de la maison et ma scolarité. Il me poussait souvent « aux fesses » pour les devoirs. J’avais la chance d’avoir un papa qui connaissait bien les mathématiques, les sciences… et je passais par la case « maman » pour le français ou l’histoire. D’ailleurs, en réfléchissant, cela n’était pas forcément bien pour moi car j’avais tendance à me reposer sur mes lauriers : je savais que mon père était présent si je ne comprenais pas quelque chose! Si je n’avais pas écouté en classe (j’étais souvent dans la lune), je pouvais compter sur lui pour m’expliquer le soir même. Quand j’y repense, il avait une patience du tonnerre avec moi. J’aimais le faire tourner en bourrique en faisant, par exemple, semblant de ne pas comprendre! C’était débile mais je savais qu’il était toujours là pour moi. Avoir un papa qui sait tout, peut être à la fois positif comme négatif. Il m’apportait un côté sécurisant par sa disponibilité et son savoir.

Sa disparition inattendue, suite à un accident mortel de parapente, m’a fait perdre pied. J’étais complètement désorientée. À l’époque, je travaillais chez Darty à Évry du côté des caisses. J’encaissais les gens, programmais leurs livraisons d’électroménager et établissais des dossiers de crédit. Le jour J, deux gendarmes sont venus voir mon directeur et une intuition me fit penser qu’ils venaient pour moi. Je ne savais pas pourquoi mais mon directeur m’a invitée derrière le magasin, au local de repos. Les deux gendarmes m’ont gentiment dit de m’asseoir et m’ont annoncé la mort de mon père : il s’était tué à Saint-André-des-Alpes en parapente. La voile se serait mise en torche pour on ne sait quelle raison. En tout cas, aucune anomalie n’est apparue dans l’expertise de la voile, peut-être a-t-il eu un malaise? On ne saura jamais le fin mot de l’histoire.

Cette annonce m’a fait penser à une plaisanterie de mauvais goût : elle m’a bien fait rire sur le coup et m’a fait partir en sanglots quand j’ai réalisé l’état de leurs dires! Personne n’avait été prévenu. Les gendarmes m’ont ramenée chez ma mère, Éric m’a rejointe et a eu la corvée d’annoncer la nouvelle à Maman qui venait de rentrer d’une manifestation sur Paris. Maman a compris tout de suite et s’est écroulée dans les bras d’Éric : je peux vous dire que cela m’a beaucoup touchée de voir ma mère dans cet état-là. Elle, que je sentais si forte, si imperturbable dans des tragédies pareilles. Comme quoi je ne connaissais pas bien ma mère et ses sentiments! Elle était si désemparée, bouleversée de ne plus jamais revoir son mari.

Nous avons eu également la corvée d’informer ma grand-mère que son fils préféré nous avait quittés définitivement. Mémée était anéantie : elle ne pouvait pas pleurer mais je sentais bien que le choc était là. Il avait beau lui rester un fils, ça n’était pas le bon! Malheureusement, Michel (son premier fils) n’était pas si présent, si attentif et agréable que mon père.

Et c’est depuis le décès de mon père que je venais manger chez elle tous les midis. Elle habitait une maison près de la RN 7 et non loin de mon travail. Je suis restée douze ans à me mettre les pieds sous la table et déguster ses bons petits plats préparés à mon goût. On discutait de tout et de rien; cela nous apaisait dans notre douleur. Elle n’avait plus que moi en lien direct avec mon père. Papa la sécurisait tout comme pour Maman et moi. On se comprenait sans pour autant (pour moi) rentrer dans son excès d’angoisses.

Le soir, après cette annonce mortelle, nous sommes restés dormir chez Maman pour ne pas la laisser seule malgré la compagnie de Help-You, chienne adorée de mon père. Quant à moi, je venais de me mettre en ménage avec Rikki (Éric) à Lisses. D’ailleurs, nous avions eu le temps de faire notre crémaillère en sa présence.

J’ai été très affectée par sa mort si subite que j’ai longtemps cru à un mauvais rêve. En fait, j’associais sa disparition à un film américain : « True Lies ». Vous savez, Arnold Schwarzenegger avec sa double vie d’agent secret et de père de famille modèle! Un homme en totale opposition avec ce qu’il était réellement. Et pourquoi pas mon père? Un agent secret, un espion pour la défense de son pays! C’était un scénario qui lui aurait collé à la peau!

Le décès de ce père idéal a été insurmontable pendant longtemps. Ma maman s’est retrouvée seule dans son appartement à Évry avec sa chienne labrador, Help You alias Piou-Piou ou Mimi, que mon père aimait beaucoup. Sa présence a été un grand réconfort pour elle mais ne remplaçait pas pour autant la perte de son mari. Moi, j’étais déjà partie vivre avec mon compagnon. Ma maman a dû tout assumer : une force de caractère impressionnante. D’ailleurs, je me suis toujours demandé quels points communs nous avions toutes les deux. Je n’ai pas du tout ce trait de caractère, à mon grand regret! J’ai hérité plus particulièrement de ses angoisses chroniques! Peut-être serait-il intéressant d’en découvrir la cause par un hypnotiseur qui nous apporterait des solutions!

Je pense que l’enfance y fait beaucoup, elle conditionne notre vie d’adulte. Maman a grandi dans un environnement où l’affection n’était pas d’actualité. Elle n’a jamais connu son père et son beau-père était extrêmement sévère. Elle partait, avec son frère C..., séjourner en internat tourengeois car trop d’enfants à gérer pour la famille. Ma mère n’a qu’un frère de sang et le reste, toutes des demi-sœurs et un demi-frère qui s’est suicidé. Peut-être faut-il avoir une vie difficile dans son enfance pour songer à une vie d’adulte épanouie?

En vieillissant, je ressens le besoin de m’exprimer. Mais n’ayant pas eu cette habitude, je suis très souvent maladroite et blessante dans mes paroles. J’en suis consciente mais je ne peux pas m’en empêcher. Peut-être suis-je méchante? Faire mal parce que j’ai mal. Tout perdre parce que je le mérite. Je ne comprends même pas qu’on puisse s’attacher à moi. Je n’ai rien d’extraordinaire à donner. J’ai mis exactement neuf ans pour faire le deuil de mon père et je ne suis pas sûre de l’avoir fait à 100 %! En tout cas, aujourd’hui, je peux en parler plus facilement sans pleurer et plaisanter de ses blagues de l’époque.

Tout ça pour dire que je n’ai pas confiance en moi et que personne ne pourra me changer. Je pense que mes parents m’ont fragilisée en me cocoonant trop. J’étais dans ma bulle, dans un univers sans problème, je ne manquais de rien matériellement et affectivement. Mais comment dire à ses propres parents que trop d’attention a été destructeur pour moi? Cela serait déplacé vis-à-vis de ma mère restante et de mon mari qui n’en ont pas eu à la pelle! Je crois simplement que l’enfance joue un rôle primordial dans la construction de notre vie d’adulte. Comme dirait ma grand-mère, on fait ce que l’on peut mais pas ce que l’on veut